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Discours du Ministre d’Etat Hamed Bakayoko, lors de la remise de véhicules au corps préfectoral

jeudi 2 mars 2017

Monsieur le directeur général de l’administration du territoire,
Monsieur le président de la COMNAT,
Mesdames et messieurs du corps préfectoral,
Honorables invités, mesdames et messieurs,
C’est une cérémonie importante pour le gouvernement. Quelle soit le symbole du renforcement des outils des membres du corps préfectoral.

Chacun sait l’importance des membres du corps préfectoral dans la gouvernance globale du pays. Je voudrais donc à l’entame de mon propos, vous rendre cet hommage et vous adresser les félicitations du président de la République dont vous êtes les représentants et de l’ensemble du gouvernement, pour tout le travail qui a été accompli pendant ces longues années dans des conditions parfois très difficiles. Je ne veux pas contredire votre porte-parole qui a dit que j’avais réussi à convaincre le chef de l’Etat et le gouvernement de l’importance du véhicule de commandement dans l’accomplissement de la tâche des préfets. Je n’ai pas eu besoin de le convaincre. Parce que pendant sa longue traversée du pays, le président de la République alors candidat à la magistrature suprême a eu l’occasion des vous rendre des visites de courtoisie, des visites républicaines. A chaque occasion, il a été frappé par les conditions de vies dans les logements, dans les bureaux des membres du corps préfectoral. Il a été saisi par le fait que certains préfets n’avaient pas de véhicules. Ils se déplaçaient dans leurs propres véhicules pour ceux qui en avaient ou dans des véhicules de transport en commun. Comment voulez-vous que les représentants de l’Etat, les représentants du président de la République puissent avoir une autorité certaine auprès des populations quand elles les voient si démunis et dans un dénuement total. Le président de la République dans la mise en œuvre de son programme a mis un accent particulier à relever le niveau des conditions de travail des membres du corps préfectoral. C’est pourquoi, à l’occasion de toutes les visites d’Etat, il a attaché du prix à ce que nous puissions doter les préfets des localités en véhicules. Nous avons engagé avec le soutien de la Banque mondiale des programmes de construction de préfectures et avec l’investissement du gouvernement des programmes de réhabilitation et de construction des bureaux et des domiciles des préfets.

Comme l’a dit le DGAT, nous allons renforcer ses efforts. Car, en ce moment nous sommes en train de travailler sur un programme qui permettra de faire en sorte que toutes les localités puissent avoir un bureau, un domicile décent pour accueillir les membres du corps préfectoral. Parce que le préfet dans la localité est le garant de l’harmonie, de la paix et du développement. C’est lui qui gère, surtout les sous-préfets, ceux-là mêmes qui gèrent les préoccupations des populations. Qui sont à leurs cotés, à leur écouté, qui désamorcent des crises, des conflits qui peuvent dégénérer dans des crises très graves aux conséquences multiples pour le pays s’ils ne sont pas gérés convenablement. C’est votre droit d’avoir des véhicules de commandement. Nous sommes très heureux au nom du président de la République de vous remettre ces véhicules. Vous avez attendu longtemps. Avec ce geste nous comblons à quelques points près le déficit en véhicules de l’ensemble des membres du corps préfectoral. Le président a insisté pour que les localités où il n’a pas eu l’occasion de faire des visites d’Etat soient servies en priorité. C’est ce que nous avons fait. Je vous demande d’en faire bon usage comme si c’était votre propre bien. Car, il ne sert à rien de faire de tels investissements et se retrouver 6 mois, un an après avec ces véhicules neufs sous cale comme on le dit. Nous veillerons à ce que les services de la DGAT fassent en sorte que ces véhicules soient bien suivis, bien traités pour servir le plus longtemps possible.

C’est cérémonie me donne également l’occasion de vous adresser un message du gouvernement à l’endroit des populations. On attend ça et là qu’il ya des soubresauts, des impatiences. C’est l’ordre normal des choses. C’est la vie de toutes les nations. C’est le contraire qui serait surprenant voir dangereux. Dans toute croissance, il y a, à un moment donné des difficultés, des incompréhensions, des impatiences. Mais, la direction est bonne et la dynamique est tenue. Nous sommes un gouvernement de défis. Nous avons relevé tous les défis. Nous avons transformé toutes les épreuves. Dites aux populations de rester sereines et calmes. Le gouvernement est à la tâche pour gérer toutes les questions. Le président de la République s’est investi dans cette charge pour travailler au bonheur de l’ensemble de ses concitoyens. Dans tous les domaines, des progrès sont enregistrés. Ne soyons pas Hara-kiri. Il ne faut pas faire comme ces nations qui développent un genre de psychose, de drame comme si tout va mal. Regardez autour de nous, vous verrez que la Côte d’Ivoire va bien. La Côte d’Ivoire a des difficultés d’ajustement par rapport à sa croissance. Ce qui fait que certains corps estiment qu’il ya des choses à traiter. Mais, le gouvernement va le faire en toute sérénité. Les préoccupations ne doivent jamais se poser dans le désordre. Il faut travailler sereinement pour faire avancer le pays. Vous pouvez faire confiance au président de la République. Vous le savez, il a relevé dans son histoire tous les défis qui se sont dressés sur sa marche. Et la marche de la Côte d’Ivoire ne s’arrêtera pas. Il ya les soubresauts mais la marche de la Côte d’Ivoire est inaltérable. C’est important que vous puissiez partager ces victoires de la Côte d’Ivoire avec les populations. Dans bien de domaines, il ya des avancés significatives, notables. Education, santé, infrastructures, jeunesse, emplois, les chosent avancent. On ne va pas bouder notre plaisir et donner le sentiment que nous sommes le pays le plus malheureux au monde. Il ya quelques difficultés qui seront traitées comme il se doit. Le gouvernement est à l’écoute de toutes les préoccupations et les traitent en toute transparence. Il dit ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas. Parce qu’on ne peut pas servir tout le monde en même temps et de la façon dont les uns et les autres le souhaitent. Le président de la République doit avoir une vision. Cette vision c’est celle de la Côte d’Ivoire émergente où la pauvreté est suffisamment réduite pour que plus de la moitié de la population vive au-dessus du seuil de la pauvreté. Mais pour repartir la richesse, il faut la créer. Si vous vous battez pour que le travail qui est la source de la création de richesse ne se fasse pas alors vous amenuisez les chances de donner l’occasion au gouvernement de faire face à vos préoccupations. C’est par notre travail au quotidien que nous arriverons au bout de nos peines. Le gouvernement est serein, le président de la République est serein. Dites aux populations de rester sereines. Un pays, un gouvernement, un président de la République a pour mission d’être à l’écoute des populations. Nous savons que vous les membres du corps préfectoral vous avez d’autres préoccupations en dehors des moyens de locomotion. Ces préoccupations seront traitées et à bonne date nous aurons l’occasion de nous rencontrer au niveau du chef de l’Etat pour adresser les problèmes posés. Chacun voit que chaque année, chaque mois, chaque semaine et chaque jour les choses avancent. Nous devons consolider tout cela dans un esprit de paix, de solidarité et de rassemblement. Parce que le vrai débat, c’est qu’on a tous intérêt à ce que le pays avance. Les perturbations à l’école ne concernent pas les enfants d’autrui. Ce sont nos enfants. Ce sont les enfants de tous. On doit pouvoir discuter de ces questions sans perturber le devenir de nos enfants. Il y a eu des difficultés dans le domaine de la sécurité. Des discussions ont eu lieu entre les hiérarchies et les différents corps, des esquisses de solutions ont été proposées pour que la sérénité revienne. Voilà le travail du gouvernement qui est à la tâche, qui mesure la responsabilité qui est la sienne pour apporter une réponse aux attentes des ivoiriens. Les attentes sont grandes. Mais, nous travaillons pour apporter des réponses à la mesure de ces attentes. Dans le même temps nous disons à chacun de rester serein et calme pour que tout se fasse dans une ambiance qui ne perturbe pas l’ordre. Tous les pays qui avancent ont basé leur vie sur la discipline et l’ordre. On ne peut pas avancer dans le désordre. Le gouvernement n’a jamais fermé la porte du dialogue. Le gouvernent a tendu l’oreille, il écoute, discute et propose. C’est cela la dynamique d’une relation transparente entre les gouvernants et les gouvernés. Je vous demande de traduire ce message auprès des vos populations. C’est ensemble que nous devons porter le message d’espoir, d’une Côte d’Ivoire qui fait envie. Tout le monde est impressionné à l’extérieur sauf des fois nous-mêmes. Parce qu’évidemment ce qui est fait est vite consommé et n’impressionne plus. On veut toujours plus. Oui, nous sommes d’accord qu’il faille être exigent. Les nations qui avancent sont exigeantes avec elles-mêmes et avec les gouvernants. Mais nous devons faire tout ce travail dans la discipline et dans l’ordre.
Propos recueillis par Lacina Ouattara

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