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A la découverte du centre national d’entrainement commando

lundi 25 septembre 2017

A la découverte du centre national d’entrainement commando

Akandjé, le célèbre centre national d’entrainement commando de l’armée ivoirienne, s’est ouvert le samedi dernier au public. Après une longue marche de 2 heures dans une forêt dense, nous voici en face d’une résidence coloniale dressée sur une colline avec un plan d’eau devant. « Il faut toucher la barre de fer à l’esplanade en signe d’accomplissement du parcours du commando », ordonne un soldat. Nous nous exécutons avec fierté. Et, le chef de bataillon Atsin Thierry Marc, commandant en second du 1er BCP, se charge de la présentation du centre qui forme les commandos ivoiriens. « Nous occupons ici le site de l’ancien gouverneur Binger. Les bâtiments que vous voyez datent de 1848. La position du site est très stratégique. Nous avons la lagune pour l’accès à l’aéroport et vous l’avez constaté le site est difficile d’accès. A l’issue d’une marche en 1992, feu le commandant Remak a découvert le site avec des stagiaires. Etant lui-même instructeur commando, il y a installé peu à peu les obstacles. Depuis 1995, les premiers stagiaires, des élèves sous-officiers d’active de l’ENSOA ont été reçus dans le centre. Depuis lors, chaque année ça déroule. Ici presque tous les officiers des armées passent. Armée de terre, armée de l’air, la marine… Nous faisons ici des stages qualifiants pour permettre aux militaires d’accéder à des grades et des stages de spécialisation qui sont purement des stages commando. Dans le domaine des stages commandos, nous avons les aguerrissements, le brevet d’arme technique commando… », a-t-il expliqué. Selon lui, depuis trois ans, un module a été ajouté à la formation pour faire face aux nouvelles formes de conflits, à savoir le module ‘’technique d’action en zone urbaine’’. « Nous recevons ici les élèves issus de l’EFA, de l’ENSOA pour les écoles militaires, quelquefois des écoles paramilitaires. C’est un centre conçu pour préparer la capacité physique, morale, intellectuelle et psychique du soldat. Cela à travers trois pistes. La piste rouge, la piste bleue et la piste collective. La piste collective est spéciale. Sur cette piste les stagiaires démarrent et ont à peu près 20 obstacles à franchir. Au départ, il y a beaucoup de discussions mais vers la fin vous allez voir qu’il y a un seul qui parle et tout le monde écoute. Ainsi on retrouve le leader », informe le chef de bataillon. A l’en croire, le commando travaille dans les milieux hostiles et ne compte sur son arme qu’en dernier ressort. « Pour le commandant, l’arme c’est le dernier moyen. Dès que tu tires, l’ennemi sait que tu es là. Nous faisons la quasi-totalité dans le silence à travers les techniques dans l’eau, les cordes… Le commando se pose quatre questions : où aller, par où, comment et quand aller », a-t-il affirmé. Avant une visite guidée des obstacles à franchir au cours de la formation. A la fin de la visite, le ministre d’Etat qui a fait tout le parcours a reçu son béret rouge de commando-parachutiste ainsi que 347 soldats qui ont participé à la marche du béret et qui ont parcouru 8 km TAP léger en 55 minutes.

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